Notre équipe de chercheurs s’agrandit de jour en jour! Plus le corpus documentaire sera volumineux et diversifié, plus les croisements possibles seront nombreux. Nous vous invitons à nous signaler votre intérêt à faire grandir la base de données Nouvelle-France numérique.

Les membres du comité de coordination

Catherine Broué est spécialiste de la littérature viatique en Nouvelle-France et, en particulier, de la documentation manuscrite ou imprimée sur l’exploration du bassin du Mississippi produite entre 1670 et 1713. Elle aborde ce corpus dans une perspective philologique, sous l’angle de la matérialité des documents, pour en revoir les attributions et faire le point sur leur fiabilité à la lumière de réécritures successives ; elle analyse également les non-dits des textes et, pour ce faire, s’appuie notamment sur la comparaison des variantes de toutes les copies d’un même document et d’un document à un autre, afin de révéler les enjeux narratifs, religieux et politiques ou commerciaux de leur réécriture. Dans cette même perspective, elle s’intéresse également aux discours diplomatiques autochtones rapportés par l’administration coloniale et aux dispositifs scripturaux retors de leur mise en écriture. C’est dans le cadre de ce volet qu’elle s’est d’abord associée à Maxime Gohier pour créer le projet Nouvelle-France numérique.
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Maxime Gohier est professeur d’histoire à l’Université du Québec à Rimouski. Spécialiste de l’histoire des Autochtones sous les régimes français et britannique, il s’intéresse à l’histoire politique des communautés amérindiennes et à leurs relations avec l’État canadien et ses prédécesseurs. Ses recherches portent notamment sur les documents produits par les Autochtones ou rapportant leurs discours, et plus spécifiquement sur les processus de production de ces documents, les moyens de leur circulation et leur fonction au sein des institutions qui les conservent et les archivent. Joint à une passion pour la paléographie, c’est cet intérêt pour le patrimoine lettré autochtone qui l’a poussé à développer, conjointement avec Catherine Broué, le projet « Nouvelle-France numérique ». Depuis 2017, Maxime Gohier enseigne aussi les humanités numériques à l’UQAR et il dispense de la formation à l’utilisation de la plateforme Transkribus.
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Jean-François Palomino est en poste à Bibliothèque et Archives nationales du Québec d’abord comme cartothécaire, puis comme coordonnateur des volets recherche et diffusion des collections patrimoniales, Jean-François Palomino obtient en 2018 un doctorat en histoire de l’Université de Montréal. Il a notamment co-rédigé le livre La Mesure d’un continent : atlas historique de l’Amérique du Nord, 1492-1814 ainsi que plusieurs articles sur l’histoire de la cartographie en Nouvelle-France. Depuis plusieurs années, il a développé une expertise en matière de sources cartographiques portant sur la Nouvelle-France, ainsi que des archives textuelles qui permettent de mieux comprendre la genèse et l’utilité des cartes produites dans la colonie.

Léon Robichaud enseigne l’histoire du Canada préindustriel et les humanités numériques à l’Université de Sherbrooke depuis 2000. Spécialiste des relations entre gouvernants et gouvernés, il s’intéresse particulièrement aux zones de contact entre les acteurs du politique (police, justice, voirie) et aux réseaux de pouvoir. Il explore les éléments souvent négligés des archives judiciaires, notariales et coloniales pour en extraire des informations sur les lieux de résidences et les relations. Ses publications portent sur l’histoire sociale du politique («Habitants, autorités et délits en Nouvelle-France : les Montréalais et la traite des fourrures», 2017; «La gouvernance judiciaire et militaire sous le Régime français», 2014) et sur les humanités numériques («Behind the Marronnage project. Balancing Resources, Methodology and Access in an Online Archive», à paraître en 2021; «Prendre le tournant spatial en histoire. Le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et le Système de cartographie historique de Montréal (SCHEMA)», 2019).
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Autres chercheurs

Arnaud Bessière est professeur agrégé au département d’histoire de  l’Université Laurentienne et chercheur associé au Centre  interuniversitaire d’études québécoises (UQTR) et à l’Institut Wilson en histoire canadienne (Université McMaster). Il s’intéresse à l’histoire économique et socioculturelle de la Nouvelle-France et de l’Atlantique français. Auteur de plusieurs articles scientifiques, ses recherches portent principalement sur la main-d’œuvre domestique au Canada aux XVIIe  et XVIIIe  siècles. Il est également l’auteur d’une synthèse consacrée à l’histoire des Noirs au Québec parue aux éditions /Les publications du Québec/. Il poursuit actuellement ses recherches sur la main-d’œuvre salariée au Canada sous le régime français, et particulièrement sur le travail des femmes et des enfants, qui le conduisent à dépouiller nombre d’archives coloniales tant notariales que judiciaires comme en témoigne son plus récent article (« The Treatment of Domestic Servants in Canada’s Justice System Under the French Regime : A Conciliatory Approach ? » dans Nancy Christie, Michael Gauvreau, Matthew Gerber, /Voices in the Legal Archives in the French Colonial World : « The King is Listening »/, New-York, Routledge, 2020, chapitre 4).
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  • Mehdi Adda (Université du Québec à Rimouski)
  • Alain Beaulieu (Université du Québec à Montréal)
  • Philippe Charland (Collège Kiuna)
  • Colin Coates (Glendon College, York University)
  • Dominique Deslandres (Université de Montréal)
  • Helen Dewar (Université de Montréal)
  • Alexandre Dubé (Washington University)
  • Gilles Havard (École des Hautes Études en Sciences Sociales)
  • Daniella Kostroum (Indiana University-Perdue)
  • Jean-François Lozier (Université d’Ottawa)
  • Marie-Christine Pioffet (York University)